Préserver l’école publique

[Intervention de Marie-Martine Michaudel – Conseil municipal du 23 juin 2017]

Monsieur le maire, chers collègues,

On note une baisse des effectifs dans les écoles maternelles, un risque de fermetures de classes à la rentrée 2019 et une certaine inquiétude pour l’avenir de nos écoles élémentaires publiques.

Force est de constater que pendant que les écoles publiques ont du mal à recruter, l’école Jeanne d’Arc voit ses effectifs s’envoler avec souvent plus de 30 élèves par classe, laquelle école Jeanne d’Arc a ouvert l’an dernier une classe de CP, qui devient un CE1 de plus cette année, et donc à terme on peut deviner cinq classes de plus en élémentaire et ainsi de suite au collège.

Il n’est pas question de raviver la guerre scolaire mais des remarques et réflexions s’imposent : la ville n’est évidemment pas responsable de la désaffection des parents pour l’école publique au profit de l’école privée.

Au passage, on peut noter quand même, que l’application de la réforme des rythmes scolaires qui effrayait les parents et désorganisait la vie familiale, n’a pas été appliquée dans le privé. On peut également noter que l’école privée n’est pas concernée par la carte scolaire qui distribue les enfants en fonction des secteurs géographiques, contraintes qui, elles, sont imposées à l’école publique.

Si elle n’est pas responsable de cet état de fait, la ville doit rester vigilante dans cette situation, c’est-à-dire, que le choix entre école privée et école publique doit, pour le moins , rester possible et donc il conviendrait de peser dans les décisions de fermeture de classes voir d’écoles pour éviter que certaines écoles publiques qui couvrent, pour le moment, l’ensemble des quartiers ne disparaissent.

Une politique volontariste pour garder les couples jeunes avec de jeunes enfants en centre-ville serait la bienvenue, elle aurait le mérite de redynamiser et de rajeunir la ville et, bénéfice secondaire de sauver nos écoles.

Nous sommes conscients des efforts accomplis et des choix déjà programmés comme la rénovation de l’école Sévigné et la future rénovation de l’école Georges Méchin, nous saluons le choix du thème commun à toutes les écoles : connaissance du patrimoine thermal, ainsi que les efforts faits au niveau des cantines scolaires, etc.

Nous sommes là dans une période de choix cruciaux puisqu’il faudra que vous décidiez, durant cette année scolaire, de la poursuite ou pas de l’application de la réforme des rythmes scolaires, nous avons beaucoup entendu dire que l’application de cette réforme coûtait cher à la ville.

Que comptez-vous faire et comment ?

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Agglomération : se mettre à la bonne échelle

[Intervention de François Skvor – Conseil communautaire du 22 juin 2017]

Monsieur le président, mes cher-es collègues,

Je voudrais engager le débat sur le PADD (Plan d’Aménagement et de Développement Durable) de Saint-Germain-des-Fossés, tant d’une part, il concerne une commune qui m’est chère, tant d’autre part, il est à mon avis révélateur de ce qui nous fait défaut en matière urbanistique dans cette agglomération.

L’impression générale que je retire de ce document est une impression de hors-sol : on a l’ensemble de mots et de schémas-valises attendus – densification, valeur paysagère, préservation des terres agricoles, trames vertes et bleues etc. – mais le tout ne prend pas, ne fait pas sens. Ce qui n’est pas une fatalité, puisque le PADD de Billy par exemple fait sens en s’appuyant sur l’identité forte de la commune et sur un projet clair.

A Saint-Germain, c’est évidemment beaucoup plus difficile, vu l’histoire et particulièrement l’histoire urbaine de la commune. Du coup, le cabinet s’est contenté de juxtaposer des concepts, plutôt que de nourrir une réflexion.

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Pour un service public de l’alimentation

[Intervention de François Skvor – Conseil communautaire du 22 juin 2017]

Monsieur le Président, mes cher-es collègues,

C’est un débat que nous avons déjà eu, pour lequel j’ai déjà eu l’occasion d’intervenir ici même en conseil et en commission.

Il y a une question qui n’a pas été abordée par M. Gaillard et qui est celle des solutions envisagées pour faire face aux investissements lourds attendant notre abattoir. Parmi celles-ci, celle de la cession de l’équipement au privé. J’entends les arguments économiques chiffrés, relatifs à l’importance des investissements de mise au norme de notre abattoir et du coût que cela occasionnerait pour notre agglomération. Je comprends donc la rationalité budgétaire de la solution consistant à céder cet équipement.

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Vichy Communauté : donner de l’air au Conseil de développement

[Intervention de Christophe Pommeray, Conseil communautaire du 22 juin 2017]

Monsieur le Président, Mes chers collègues,

J’ai un assez mauvais souvenir de la dernière constitution du conseil de développement. On y avait fait de l’entre-soi et finalement on cherche en vain les missions ou les travaux que ce conseil a assuré.

Le vœu que j’émets c’est que nous respections l’esprit des textes mais aussi leur lettre puisque le cadre légal des conseils de développement a été précisé par l’article 88 de la loi NOTRe et pour certaines dispositions par la loi MAPAM.

Le premier élément c’est que le Conseil de développement est une instance de démocratie participative, constituées de membres bénévoles issus de la société civile ; au regard de ce qui s’est passé jusqu’à présent, il me semble utile d’insister sur ce point et d’éviter que le conseil de développement soit de nouveau une instance de ré-expression des immobilismes et des conservatismes qui s’expriment déjà dans d’autres instances qui semblent parfois d’ailleurs avoir été créées pour cela. Bref, un peu d’air ferait du bien.

le deuxième élément c’est qu’elle est une instance de consultation et de proposition sur les orientations majeures des politiques publiques locales. Ça suppose qu’elles existent ces orientations majeures. Mais par exemple sur des projets comme la Boucle des îles ou la desserte de communication — j’entends communication physique mais aussi de données — ce conseil, à la condition le premier critère sur le renouvellement soit entendu, pourrait être saisi de ces orientations.

Troisième élément, le conseil engage ses travaux sur saisine de la collectivité territoriale ou par auto saisine ; il convient que ces deux moyens soient saisis.

Enfin, au regard de ce qui s’est fait jusqu’à présent je pense qu’il serait juste que l’élaboration d’une proposition de la liste des membres soit un travail ouvert et je propose la création d’une commission ad hoc pour ce faire.

Je vous remercie.

Vichy : trois propositions pour un budget d’avenir

[Intervention de François Skvor – Conseil municipal du 7 avril 2017]

Monsieur le maire, mes cher-es collègues,

Je compléterai les propos de mon collègue en faisant plusieurs propositions. Mais avant cela, une remarque.

Mon collègue vient de dire, sur le fond, une chose essentielle. J’y reviens parce qu’elle me paraît fondamentale : nous ne vivons pas qu’une crise conjoncturelle de réduction drastique des dotations ; nous connaissons une mutation profonde de ce que sont nos territoires.

Les basculements historiques sont toujours liés aux territoires et à l’approche que les hommes ont de leur territoire, ce qui nourrit des angoisses, des inquiétudes et la montée des discours populistes.

Nous avons donc la responsabilité d’avoir un débat sur le fond, un débat politique qui donne du sens en éclairant les approches respectives que nous avons de notre territoire (c’est d’ailleurs ce que nous demandions lors du DOB). Lire la suite Vichy : trois propositions pour un budget d’avenir

Budget 2017, le parti pris du « sac de ciment »

[Intervention de Christophe Pommeray, Conseil municipal du 7 avril 2017]

Monsieur le Maire,

Mes cher-es collègues,

Une fois n’est pas coutume, je vais commencer cette intervention par une forme de satisfecit.

Depuis plusieurs budgets, je suis revenu plus ou moins intensément sur ce que j’avais appelé les cagnottes, c’est-à-dire les endroits dans le budget où l’on mobilisait des sommes budgétaires en sachant pertinemment qu’elle ne seraient pas dépensées. Elles étaient parfois destinées à équilibrer le 012, la masse salariale en fin d’exercice mais elles ont surtout servi à deux choses : engager des décisions modificatives relatives aux emprunts toxiques qui, comme chacun sait, pré-existaient à leur existence officielle et à absorber d’autres décisions financières ou de fonctionnement qui n’apparaissaient pas dans le budget initial. Je dois dire, ainsi que l’a excellemment souligné François Skvor lors du débat d’orientation budgétaire que vous avez — vous monsieur le Maire, l’adjoint aux finances ou l’administration — rompu avec cet artifice et renoué avec une forme de sincérité budgétaire et je crois que cet effort mérite d’être souligné.

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De l’usine à gaz que devient chez nous l’urbanisme

[Intervention de Christophe Pommeray, Conseil municipal du 7 avril 2017]

Monsieur le Maire,

Mes cher-ess collègues,

Une légende urbaine identifie la pédagogie à l’art de la répétition. C’est naturellement faux. Ce n’est pas en répétant la même chose, même plus fort ; que l’on parvient à la faire comprendre, c’est en l’expliquant à nouveau mais autrement. Mais j’avoue mon échec sur cette question : depuis 2014, j’ai pris le sujet dans tous les sens, sans succès il faut bien le dire puisque ma meilleure performance a été d’entendre à plusieurs reprises l’exécutif, ici et à VVA, me dire que j’avais sans doute raison mais qu’on continuerait à faire comme prévu… C’est ce que j’appelle maintenant et depuis la dernière séance du conseil, la jurisprudence Commando Kieffer. Lire la suite De l’usine à gaz que devient chez nous l’urbanisme