Archives pour la catégorie Editos

Commerce à Vichy : il est urgent de réagir

‘Ce n’est plus un déficit, c’est un déclin’, tranche l’enquête PROCOS intitulée « Une nouvelle progression de la vacance commerciale des centres-villes en 2015 ». Sur 200 villes de plus de 25.000 habitants en France, elle distingue Vichy parmi les 20 les plus désertées commercialement… Cette réalité, les Vichyssoises et les Vichyssois la vivent en passant, parfois à des endroits stratégiques voire prestigieux du centre-ville, devant des vitrines fermées.

Mais l’enquête va au-delà des seuls chiffres. Elle pointe les deux raisons de ce déclin : la surproduction de surfaces commerciales et la nécessité, pour faire vivre le commerce, d’avoir une économie active. Cela signifie trois choses.

1- D’abord qu’il va falloir choisir : on ne peut pas prétendre soutenir le commerce de proximité, le commerce de centre-ville, et continuer d’ouvrir grand la possibilité de développement des grandes surfaces autour de la ville et même, désormais, en centre-ville.

2- Ensuite que le choix d’une ville qui grandit par l’arrivée de personnes retraitées — le maire s’en flatte régulièrement ! — ne peut pas tenir lieu de politique économique.

3- Enfin que l’on doit soutenir toutes les initiatives, en particulier celles des commerçants eux-mêmes, permettant de maintenir et de développer cette activité, qui est évidemment économique mais aussi indispensable à l’identité d’une ville.

Au dernier conseil municipal, nous avons fait des propositions. Les dernières lois votées donnent aux élus des outils puissants en matière d’urbanisme commercial, utilisons-les ! Et à moyen-terme, il est indispensable de « remettre de l’économie » dans notre ville. Cela signifie s’ouvrir aux entreprises, ne pas les faire attendre, ne pas les laisser partir vers la métropole, souvent plus réactive. Cela signifie aussi conclure enfin la cession du patrimoine thermal, enjeu urbanistique et économique, avec la Compagnie de Vichy, employeur majeur du bassin dans un secteur d’activité, le thermalisme et la santé, qui peuvent demain constituer la clef de voûte d’un fort développement.

Disons-le : à ces propositions nous n’avons pas eu de réponses. Ou plutôt si, celle de l’adjoint au commerce, lui-même investisseur brillant mais que, visiblement, ces questions embêtent…

Marie-Martine Michaudel, Isabelle Réchard, Marianne Malarmey

Christophe Pommeray, François Skvor

En avoir ou pas

To be or not to be. Oui, la métropole est une question existentielle, pour Vichy notamment.

L’année passée, la JAV fusionnait avec le Stade clermontois pour renouer avec son rang passé via une équipe métropolitaine. Il pourrait en aller de même avec notre Opéra, notre plateau d’économie sportive. Et demain avec le Domaine thermal.

Reconnaissons-le, Vichy a tout d’une grande, sauf les moyens de le rester ni même de gérer les vestiges de sa grandeur passée.

Mais la JAV n’aurait pas fusionné sans résultats ni ambitions. Ou bien n’aurait-elle fusionné que pour s’effacer. La métropole est une chance, mais c’est aussi un risque : celui de notre paresse. Et ce, à tous les niveaux : économique, politique…

Brandir des slogans ne suffit plus : il faut pouvoir exister demain dans cet ensemble plus vaste. Deux atouts pour cela : notre héritage, nos ambitions. L’héritage est là, irrévocable. Quant aux ambitions… il nous en faudra vite et beaucoup : pour la culture, l’énergie, l’économie, l’habitat ou l’urbanisme. Car telle est bien la question avec l’ambition : en avoir ou pas.

Marie-Martine Michaudel, François Skvor, Marianne Malarmey

L’audace, grande absente du budget 2016 à Vichy

 

La baisse des dotations d’État justifie depuis trois ans déjà le manque d’ambition du budget municipal. Cette baisse correspond à la contribution des collectivités locales à la réduction du déficit public national.

Cette année encore, telle est la raison invoquée par M. Malhuret pour nous présenter un budget certes contraint - notamment sur les subventions aux associations qui font vivre Vichy – mais surtout où l’investissement reste à son minimum. Parallèlement, le fonds de roulement de notre ville culmine à plus de 11 millions d'euros.

Cette gestion en « bon père de famille » n’a plus de sens aujourd’hui, tant les enjeux sont grands pour que Vichy soit demain attractive et dynamique dans l'espace métropolitain qui se dessine : c'est une question de survie.

Lors du débat budgétaire, notre groupe a proposé une vaste programmation pluriannuelle des investissements en direction de nos écoles, de la jeunesse et de l’accueil de nouvelles familles, afin d’initier un cercle vertueux de développement. Une politique qui ne demande de prendre qu'un seul risque : celui de l’audace dans l’intérêt des habitants.

Marie-Martine Michaudel, François Skvor, Marianne Malarmey

 

Vichy : questions sur les pesticides

A Vichy, les tarifs de l’eau vont augmenter mais les rapports sur la qualité de l’eau sont toujours incomplets. Explications.

Le 8 février dernier, suite à l’émission « Cash Investigation » consacrée aux pesticides en France, nous avons fait parvenir une série de questions à la délégation départementale de l’ARS (Agence Régionale de Santé) pour l’Allier, au sujet notamment du taux de présence des molécules de ces produits les plus vendues dans notre département. Nous nous sommes appuyés pour cela sur les données collectées par les journalistes de l’émission.

En effet, chaque année, le délégataire en charge du service de l’eau potable à Vichy, la société CBSE, est tenu de rendre un rapport d’activité, rapport auquel est joint un autre rapport, sur la qualité de l’eau, quant à lui, et fourni par l’ARS. Y figure notamment un tableau des mesures de pesticides avant et après traitement des eaux.

Or il apparaît que parmi les mesures effectuées, ne figure qu’une seule des molécules parmi les plus vendues dans l’Allier. La présence des autres produits est-elle mesurée ?

Nos questions sont posées, les réponses toujours en attente.

Nous profitons donc de la Semaine des alternatives aux pesticides (20 – 30 mars) pour partager ci-après notre courrier envoyé à l’ARS.

Marie-Martine Michaudel

François Skvor

Marianne Malarmey

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Quatre Chemins : faire battre le cœur de ville

Cernés par 16 000 mètres carrés de friches (sans parler du Casino des Fleurs), des terrasses étriquées, une vraie pression automobile et beaucoup trop d’incertitudes quant à leur avenir, les Quatre Chemins méritent amplement mieux que leur sort actuel.

Ils sont pourtant le lieu de jaillissement de la source Lucas, le trait d’union naturel entre les caractères thermal, culturel et commerçant de Vichy, le cœur battant de la ville. Mais s’il bat encore aujourd’hui, on l’entend à peine.

La situation est d’autant plus inquiétante qu’aux friches semble faire écho l’effacement progressif de la volonté et des moyens municipaux d’une maîtrise publique sur ce quartier : le cœur de Vichy est donc laissé à la bonne grâce des promoteurs censés promouvoir leurs propres intérêts. Au temps perdu pourraient demain s’ajouter des choix malheureux.

Face à cette situation, il nous paraît urgent d’afficher une volonté, si ce n’est un projet, pour ce cœur historique de notre ville. On ne peut en effet nourrir le moindre projet urbain à Vichy sans réflexion ni stratégie pour les 4 Chemins. Sous peine de se condamner à l’embellissement du cadre ; et à la nécrose du cœur.

Marie-Martine Michaudel, François Skvor, Marianne Malarmey

2016, une année d’audace

Nous vous souhaitons, à vous et à vos proches, une année 2016 faite d’épanouissement, de partage et de bonheur.

En tant que conseillers municipaux, nous formons aussi le vœu que cette nouvelle année soit celle de Vichy et de son agglomération. Car peut-être plus qu’ailleurs, en ces temps de sinistrose contagieuse et généralisée, Vichy a tous les atouts des ses opportunités. Elle doit s’en emparer.

Puisse l’année 2016 lui apporter, à elle et ses décideurs, ce si nécessaire sursaut d’audace.

Nous connaissons certes, et notre ville avec, des bouleversements économiques, sociaux, politiques et territoriaux de grande ampleur; vecteurs d’angoisse, ils n’en sont pas moins de véritables opportunités.

A l’échelle de la nouvelle grande région, Vichy devient la porte vers Lyon de la future métropole clermontoise. Dans cet équilibre naissant, les liens à tisser et les projets à bâtir peuvent fleurir. Puisse 2016 nous en donner l’imagination.

Ses ressources ensuite, ses thermes, sa rivière, sa diversité industrielle, son identité sportive et culturelle lui donnent les atouts de cette ville du bien-vivre qui sera le modèle urbain de demain. Puisse 2016 nous en souffler l’inspiration.

Son passé et son identité enfin, qui assumés, feront toujours de Vichy, cette ville qui a tout d’une grande. Puisse 2016 nous en rappeler l’ambition.

Marie-Martine Michaudel, François Skvor, Marianne Malarmey

#VichyNouveauSouffle

Prépa kiné : maintenir et renforcer la vocation étudiante et médicale de Vichy

Les jours des prépas kinés – et notamment celle de Vichy – sont réglementairement comptés ; ce qui constitue une véritable menace pour le bassin de Vichy. Mais aussi une vraie opportunité : celle d’oeuvrer dans l’urgence au maintien et à la pérennisation des liens entre Vichy et la faculté de médecine de Clermont-Ferrand.

Il est absolument vital que notre bassin conserve ces 375 étudiants d’ici à la rentrée prochaine. Et cela pour deux raisons :

  • Vichy doit absolument maintenir et développer la présence de l’enseignement supérieur et de la vie étudiante qui est un facteur puissant de dynamisation de la ville;

  • Vichy doit aussi pérenniser et renforcer les liens entretenus avec la faculté de médecine de Clermont-Ferrand, et ce notamment dans l‘optique de devenir un pôle de référence en matière de prévention santé autour de sa double identité thermale et sportive, de sa qualité environnementale : c’est d’ailleurs tout l’enjeu de la stratégie de spécialisation intelligente portée par l’Europe et la région.

Enfin, la perte de près de 400 étudiants à Vichy au profit de Clermont-Ferrand serait un signal extrêmement négatif à l’aube d’un rapprochement métropolitain qui se doit d’être un levier pour tous les territoires et pas seulement pour son coeur le plus urbain.

Il est désormais urgent de placer la question d’un schéma d’enseignement supérieur au centre de la réflexion métropolitaine, et notamment entre Vichy et Clermont.

Marie-Martine Michaudel, François Skvor, Marianne Malarmey

#Vichy Nouveau Souffle

[Communiqué paru le 18 décembre 2015]